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La malle d'Agatha Christie |
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Samedi, 13 Mars 2010 01:00 |
Cette malle, à la mort de sa propriétaire, échoit logiquement à ses
héritiers.
Et bien entendu, cette malle est close. Que contient-elle ?
Un trésor, des objets personnels de la chère disparue susceptibles
d'affoler des collectionneurs, un manuscrit resté ignoré ?
Personne ne
s'en soucie. Perdue dans l'ensemble des objets de l'héritage, la fameuse
malle n'est jamais ouverte.
Et c'est toujours close qu'elle est mise en
vente, avec d'autres objets ayant appartenu à la romancière, à la mort
de l'unique fille de la romancière,
Clara Margaret Miller.
La vente a lieu en 2006. La maison d'enchères Bearnes Hampton &
Littlewood, respectueuse, comme il se doit, de l'intégrité des objets
proposés aux acheteurs, s'est bien gardée d'ouvrir la fameuse malle.
C'est donc toujours soigneusement close qu'elle est finalement acquise,
pour la coquette somme d'une centaine de livres, par Jennifer Grant,
admiratrice d'Agatha Christie.
"Ce qui était vendu, c'était le coffre"
Arrive bientôt ce qui devait arriver : la fameuse malle finit par être
ouverte.
Et Jennifer Grant, admiratrice déjà comblée, découvre
l'inespéré : une boîte en fer recelant des bijoux (notamment une broche
et ce qui semble être la bague de fiançailles de la mère d'Agatha
Christie) et des pièces d'or, pour un montant estimé à 20.000 livres, en
se fiant uniquement aux prix du marché.
Mais sans doute beaucoup plus,
si l'on tient compte du fait que les précieux objets appartenaient à la
célèbre romancière...
Des experts estiment que la valeur de l'ensemble
pourrait atteindre les 100.000 livres - soit mille fois la mise initiale
de Jennifer Grant...
L'affaire s'ébruite rapidement et voilà l'heureuse acheteuse de ce petit
trésor interrogée par les médias britanniques.
Mais du côté de Bearnes
Hampton & Littlewood, on prend la chose avec assez peu de
philosophie.
En fait, la maison d'enchères envisage déjà des recours
juridiques pour récupérer le contenu du fameux coffre.
Comme le souligne
Andrew Thomas, l'un de ses représentants : "Ce qui était vendu, c'était
le coffre, pas les objets et bijoux découverts par la suite".
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